par Valérie Berthier pour Ici-voyance.fr
« Il faut user de la voyance, mais ne pas en abuser »
Pour notre dossier « La voyance du XXIème siècle », je suis partie à la rencontre des membres de l’équipe du site « Ici-voyance.fr » qui exercent leur profession quasi exclusivement par téléphone et quelques fois au sein de Salons organisés par leur site un peu partout en France. Au cours de consultations de 20, 30 ou 40 minutes, Anne-Marie, Ericha, Mike, ou encore Vincent et les autres, plongent littéralement dans le vécu passé, présent et à venir d’hommes et de femmes de tous âges, de toutes conditions sociales qui n’ont au fond que deux points communs: ils se sentent plus ou moins perdus dans leur vie affective (ou plus rarement professionnelle) et ils croient (ou espèrent), fermement dans ce qui est écrit.
Mais comment en vient-on à exercer ce métier de voyant ? Quelles sont les qualités requises pour être professionnel ? Est-ce difficile ? Plaisant ? Inquiétant ? valorisant…?A tour de rôle ils ont accepté gentiment de répondre à mes questions.
Paula est un petit bout de femme plutôt réservée, avec une voix calme et posée, qui semble intimidée par ma panoplie de la parfaite petite journaliste. Pour la mettre à l’aise, je lui avoue que je suis débutante en matière de journalisme et lui raconte mes anecdotes du jour. Objectif réussi ! C’est avec décontraction, et un petit rictus, qu’elle joue le jeu, en donnant des réponses CCP : claires, concises et précises :
Comment es-tu devenu voyante par téléphone ?
Un peu par hasard. Je possédais déjà ce don puisque ma maman était médium, mais je ne voulais pas en faire mon métier. J’avais décidé de faire autre chose tout simplement. Mais le hasard de la vie à fait que je suis tombée sur une annonce, j’y ai répondu et on m’a engagé tout de suite.
A propos pourquoi avoir choisi de travailler pour « Ici-voyance.fr » ?
Pour plusieurs raisons, la première étant la fiabilité de ce cabinet, mais également pour le sérieux, et pour la rigueur; ils ont établi une méthode de recrutement à toutes épreuves (rire) ! J’apprécie énormément de travailler pour Franck (NDLR : le gérant du cabinet); Ici-voyance est un cabinet tellement différent des autres. ça fait du bien de pouvoir travailler sereinement et en confiance, avec une équipe aussi bien professionnelle que sympathique.
Selon toi faut-il des qualités particulières pour exercer professionnellement ce métier ? et quelles sont elles ?
Avant toute chose, il faut être à l’écoute et avoir un esprit ouvert à tout. Certaines personnes qui nous consultent peuvent parfois être « différentes » du commun des mortels; par conséquent, on ne doit pas tomber dans le jugement. Il faut savoir s’adapter et avoir une âme faite pour ce métier, car ce n’est pas toujours facile.
Quels types de personnes font appel à toi et pour quelles raisons ?
Tout type de personne, mais que ce soit des femmes ou des hommes, le domaine le plus
souvent abordé est le sentimental. En règle générale, ce sont des gens très angoissés qui ont besoin de réponses et d’être tout simplement rassurés. A contrario, certains de mes consultants sont prêts à tout entendre. Bien qu’ils soient eux aussi dans l’attente d’une réponse, ils savent pertinemment que je ne vais pas les brosser dans le sens du poil, étant donné que la complaisance ne sert strictement à rien. Il y a aussi les inconditionnels de la voyance complaisante ! Ces personnes cherchent, soit disant, à savoir si vous êtes un bon voyant en fonction de vos prédictions. En fait, tant qu’ils n’ont pas la réponse qu’ils désirent entendre, ils consultent des voyants. Ils veulent avant tout que l’on confirme leurs fantasmes.
Que redoutes-tu le plus dans ton métier ? Qu’est ce qui te semble le plus difficile ?
Je redoute la personne au bord du suicide. Il faut être capable de déceler chez elle le moindre signe ou réaction qui vous met la puce à l’oreille. A ce moment là, on ne peut pas dire l’entière vérité, mais il faut la « détourner » pour qu’elle soit mieux acceptée. En tout cas, c’est loin d’être une situation facile. En cas de doutes ou de problèmes, je le signale au cabinet qui va faire le nécessaire, car il a toutes les informations que je n’ai pas.
Le plus difficile, c’est la personne qui appelle pour avoir une vue générale de sa vie, un panel de tout les domaines : sentimental, financier, amoureux ou professionnel. Ce n’est pas évident de développer une réponse quand la « question » est vague.
Comment ton entourage ressent-il ta profession et tes dons ? Est ce que tu te présentes comme « voyante » quand tu es invitée quelque part ?
Si on me pose directement la question, je vais répondre que je suis voyante. Hormis cela, je vais simplement donner mon prénom; je ne vais pas me présenter en donnant directement des informations sur le métier que j’exerce, du genre : Bonjour, je m’appelle Paula, voyante tarologue cristallomancienne (rire)! Malheureusement, quand on explique que l’on possède un don, il y a un afflux de gens qui vous harcèle de questions. Je préfère passer incognito. Quand à mes amis et ma famille, ils sont bien entendus au courant de ma profession.
Pour conclure, quel message à propos de la voyance, aimerais tu adresser à nos lectrices et à nos lecteurs, qui pour la plupart te consultent ou pourraient bien te consulter ?
Il faut user de la voyance mais ne pas en abuser ! Beaucoup de personne ont tendance à appeler tous les jours, mais cela ne sert vraiment à rien. On se retrouve au contraire confronté à la difficulté de ne plus voir les choses clairement; on a tendance à se répéter puisque qu’on voit la même chose. Il faut laisser un certain laps de temps s’écouler entre deux voyances. Bien entendu, en cas de force majeure, ou d’évènements nouveaux non prévus, là oui, il ne faut pas hésiter à consulter. Il est vrai que parfois, des choses ne nous sont pas indiquées, car la vie est une évolution permanente, en raison du libre arbitre. Il se peut que des grains de sables viennent se mettre sur le chemin, mais ils n’entravent que très rarement la première voyance.
Propos recueillis par Valérie Berthier

